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vendredi 24 mars 2017

[Chronique] L'importance de Mathilde Poisson

L'importance de Mathilde Poisson
Véronique Drouin

Partenariat Hachette Canada
Édition Bayard Canada
195 pages

[Quatrième de couverture] Depuis le départ de son père, Mathilde a quitté le cégep afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère devenue alcoolique. La jeune fille est caissière dans une épicerie, où elle subit l'humeur exécrable d'un supérieur qui la harcèle sans répit. Incapable d'en supporter davantage, Mathilde décide d'en finir avec cette vie infernale. Mais un jeune garçon l'en empêche au dernier moment. Tout de blanc vêtu, il dit s'appeler Mot et, de toute évidence, il aime la confrontation. Qu'il soit ange ou démon, Mathilde est bien déterminée à semer cet étrange personnage qui s'attache à ses pas et l'oblige à se remettre en question.

[Ma chronique] Sublime. J’ai littéralement dévoré ce roman en à peine deux heures et j’ai beaucoup aimé ce que je l’ai lu. Véronique Drouin aborde le suicide d’une façon totalement nouvelle et surprenante.

J’ai également adoré les personnages, si vrais, si «ordinaires», comme si ça pouvait être n’importe qui. Et en fait, c’est le cas. Les pensées suicidaires peuvent surgir chez n’importe qui et à n’importe quel moment. Personne n’y est à l’abri.

J’ai aimé suivre Mathilde dans son cheminement. En compagnie de Mot, elle fait des choses qu’elle n’aurait jamais osée faire seule. Nous la suivons pendant à peine deux jours, et pourtant, il se passe tellement de choses dans ces deux jours que c’est comme si nous la connaissions depuis longtemps. Au cours de ses deux jours, elle se pose beaucoup de questions, se heurt à plusieurs problème et doit réfléchir sur sa vie. Nous la suivons également pendant cette introspection et on la voit même évoluer énormément tout au long de son périple.

Au début, je ne saisissais pas le personnage de Mot. Je ne le comprenais pas. Petit à petit, un doute s’est insinué dans mon esprit, doute qui s’est finalement confirmé, mais seulement à la toute fin du récit. Une jolie métaphore et une excellente façon d’humaniser celle qu’on a l’habitude de se représenter bien autrement.

Je lève mon chapeau à cette auteure pour ce petit bijou et je remercie Hachette Canada de m’avoir permise de le découvrir.


[Chronique] Contes des particuliers

Contes des particuliers
Ransom Riggs

Partenariat Hachette Canada
Éditions Bayard
256 pages

[Quatrième de couverture] Pour tous ceux qui ont aimé Miss Peregrine et les enfants particuliers, découvrez l’ouvrage de référence cher à Millard Nullings, le garçon invisible, le spécialiste de tout ce qui a trait aux particuliers!

Les particuliers ont existé bien avant Miss Peregrine. Transmis de génération en génération depuis la nuit des temps, ce recueil regroupe différentes histoires inquiétantes et envoûtantes de particuliers: «Une princesse à la langue fourchue»; «La première Ombrune»; «La fille qui apprivoisait les cauchemars»; «Le géant Cuthbert»…

Voici quelques-uns des contes compilés et annotés par Millard Nullings et merveilleusement illustrés. Un recueil incontournable pour mieux connaître le monde fantastique des particuliers, avec ses boucles temporelles secrètes et ses personnages fascinants!


[Ma chronique] Contes des particuliers est un recueil de contes destinés aux particuliers, contes qui sont transmis depuis des générations et qui ont été compilés (et parfois même annotés) par nul autre que Millard Nullings, notre cher ami invisible.

Ayant lue Miss Peregrine et les enfants particuliers (seulement le tome 1) et ayant adorée, je ne pouvais pas manquer cette occasion de découvrir ce recueil d’histoires particulières. Pour ceux qui se le demandent : Non, il n’est pas nécessaire d’avoir lu toute la série pour lire ce livre. À la limite, il pourrait même se lire sans avoir lu le premier tome de Miss Peregrine et les enfants particuliers, quoique dans ce cas, vous ne sauriez même pas qui est Millard Nullings, alors ce ne serait pas vraiment l’idéal.

Pour commencer, permettez-moi de mentionner à quel point ce livre est beau. La couverture rigide et les arabesques dorées sur la couverture en font dès le départ un livre magnifique, mais ce n’est pas tout. Chacun des contes à l’intérieur possède sa propre illustration et elles sont toutes sublimes (Chapeau à l’illustrateur : Andrew Davidson).

Ce recueil regroupe dix contes des particuliers. J’ai pris l’habitude d’en lire un pas soir avant de me mettre au lit et je suis maintenant déçue parce que j’ai déjà terminée. Chaque conte relate l’histoire d’un ou plusieurs particuliers. J’ai aimé découvrir de nouveaux pouvoirs qui, trop souvent malheureusement, sont une malédiction plus qu’une bénédiction.

Le conte que j’ai préféré? La première Ombrune bien sûr, parce qu’à travers celui-ci, j’ai pu approfondir mes connaissances sur les Ombrunes, dont fait partie notre chère Miss Peregrine.

En somme, j’ai trouvé que ce roman était un magnifique complément à cette série déjà extraordinaire, et il m’a donné envie de me replonger dans l’univers de Miss Peregrine et les enfants particuliers le plus rapidement possible!

Je remercie Hachette Canada pour cet envoi!


vendredi 10 mars 2017

[Chronique] Scarlet

Les chroniques lunaires, tome 2: Scarlet
Marissa Meyer

Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditions PKJ
476 pages

[Quatrième de couverture] Depuis les lointaines étoiles jusqu'aux recoins d'une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder semblent liés.
 
Alors que l'une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l'autre poursuit la quête de ses origines, la menace lunaire qui pèse sur l'humanité se renforce.
 
Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister ?

 
[Ma chronique] Scarlet est le deuxième tome de la série Les Chroniques Lunaires, dont le premier tome a été un coup de cœur. En effet, cette série est un agréable mélange de dystopie, de science-fiction et de récriture de contes, trois genres que j’affectionne particulièrement.
 
Si nous avions apprécié Cinder, notre cendrillon-cyborg dans le premier tome, la bonne nouvelle c’est qu’elle est toujours là dans celui-ci. Par contre, l’histoire principale se concentre sur les aventures (ou mésaventures, à vous de voir) du petit chaperon rouge, ou plutôt de Scarlet, la fermière à la recherche de sa grand-mère adorée.
 
Évidemment, ceux qui ont une vague idée de l’histoire du petit chaperon rouge pourront facilement faire les liens entre ce récit et le conte original. On s’en doute, le capuchon rouge, la grand-mère, le loup… mais aussi, la «naïveté» du personnage principale. En effet, Scarlet fera la rencontre assez rapidement de Loup, qui doit l’aider dans ses recherches, et naïvement, elle accepte de lui faire confiance et de le suivre. Tout au long de ma lecture, je n’ai pas su quoi penser de ce personnage, et même à la toute fin, je suis encore mitigée quant à ses intentions. J’ai bien hâte de voir ce que la suite nous réservera.
 
Ce deuxième tome nous garde en haleine jusqu’à la fin tellement il y a de l’action. Ça n’arrête jamais. D’un côté, Scarlet et Loup qui se précipite à la rescousse de la grand-mère, de l’autre Cinder et Thorne, tous deux en fuite, qui tente également de retrouver cette fameuse Madame Benoît.
 
Évidemment, la fin nous laisse perplexe quant à la suite des événements, mais je n’ai aucun doute que ce sera excellent. Pour ma part, c’est déjà une série coup de cœur.
 
Je remercie Interforum Éditis Canada de m’avoir permis de lire ce deuxième tome de Les Chroniques Lunaires. Ça devait être une lecture commune avec Le roux qui lit, mais je crois qu’il n’a pas encore eu l’occasion de le commencer (j’étais trop impatiente de le lire)!
 
http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/
 
 
 
Tome précédent:
http://boooksfever.blogspot.ca/2016/10/chronique-cinder.html

 

jeudi 9 mars 2017

[Chronique] À la dérive

À la dérive
Nadine Poirier

Partenariat Édition De Mortagne
Collection Tabou
298 pages

[Quatrième de couverture] Maltraités et négligés par une mère alcoolique et toxicomane, Nolan et sa sœur, encore tout jeunes, sont pris en charge par la DPJ. Commence alors un long périple de famille d’accueil en famille d’accueil, au rythme des mauvais coups que fait Nolan pour en être expulsé.

À seize ans, après avoir passé la moitié de son existence dans le «système», Nolan est toujours convaincu qu’il réussira à retourner auprès de sa mère. Même si celle-ci ne lui témoigne plus aucun intérêt, il ne peut envisager sa vie sans elle et n’offre son attachement à personne d’autre. Jamais une nouvelle mère ne pourra être plus aimante que celle qu’il s’est fabriquée dans son imaginaire.

Son agressivité grandissante et ses séjours fréquents au centre jeunesse lui confèrent un statut de délinquant, de rebelle. Qui donc voudrait d’un adolescent pareil sous son toit? Une famille, pourtant, semble finalement croire en lui… Et il y a Laurie. Si forte et courageuse. Se pourrait-il que cette rencontre parvienne à tout changer?
 
 
[Ma chronique] Personnellement, ceci a été mon premier contact avec la collection Tabou des Éditions de Mortagne. Cette collection regroupe plusieurs romans, destinés aux jeunes, traitant de sujets qui ne sont généralement pas abordés.
 
Dans À la dérive, l’auteure aborde les sujets de la maltraitance, de l’abandon et du trouble de l’attachement. Pour ma part, ce sont des sujets dont je ne connaissais pas grand-chose alors je suis bien contente d’avoir pu en apprendre plus au cours de ma lecture.
 
Dans ce roman, on suit Nolan, un ado tourmenté par l’abandon de sa mère alcoolique et toxicomane. Nolan a été transféré de famille d’accueil en famille d’accueil, entrecoupé de quelques séjours en centre jeunesse à cause de ses mauvais comportements. Sa petite sœur Zoé est contrainte de le suivre, mais ne l’appui jamais dans ses mauvaises décisions, jusqu’au jour où on leur annonce qu’ils devront être séparés.
 
Cela devient vraiment intéressant à partir de ce moment-ci du récit puisqu’on ressent, petit à petit, des changements dans le comportement de Nolan que même lui à de la difficulté à comprendre. Et malgré tout ce qu’il a traversé, sa vie prends un tournant inattendu et ça fait du bien à l’intérieur, autant pour lui que pour le lecteur.
 
Ce roman est un amalgame d’émotions : colère, compassion, tristesse et même joie. En si peu de pages, l’auteure réussit à nous faire passer par toute cette gamme d’émotions et même plus.
 
Pour ma première expérience de lecture de cette collection, je n’ai vraiment pas été déçue, j’ai adorée! Merci aux Éditions de Mortagne pour cette belle découverte!

https://editionsdemortagne.com/

[Chronique] Le sexy défi de Lou Lafleur

Le sexy défi de Lou Lafleur
Sarah Lalonde

Partenariat Hachette Canada
Éditions Bayard
216 pages

[Quatrième de couverture] Lou Lafleur est une adolescente dynamique, dégourdie, fonceuse et passionnée par le journalisme d’enquêtes. Elle mène une vie somme toute paisible jusqu’au jour où un reportage à la télé lui apprend que l’âge moyen d’une première relation sexuelle, chez les jeunes Québécoises, est de 15 ans. Lou est abasourdie : elle aura 16 ans dans moins de deux mois et elle n’a jamais fait l’amour. Pas question d’être une « attardée » sexuelle et de devenir la risée de tous ! Les efforts que la jeune fille déploie pour pallier à ce qu’elle croit être une épouvantable lacune la conduiront toutefois à découvrir qu’une première relation sexuelle est beaucoup plus importante qu’un ensemble de statistiques.
 
[Ma chronique] Tout d’abord, je remercie Hachette Canada pour l’envoi de ce roman. J’adore avoir la chance de découvrir de nouveaux auteurs/roman québécois.

Cette fois, j’ai été quelque peu déçue. Le roman est destiné à un public de 15 ans et plus, mais honnêtement, ça aurait pu être destiné à un public de 15 ans tout court. En effet, le roman est très très «ado». Il n’est pas mauvais pour autant, c’est juste que je m’attendais à ce que le sujet soit plus mature.

En fait, c’est l’histoire de Lou Lafleur, une adolescente de 15 ans à la découverte de la sexualité et à la conquête d’un garçon avec qui perdre sa virginité. Lou est une jeune fille tout ce qu’il y a de plus impulsive et stupide, comme bien des jeunes filles à son âge, et j’espère qu’aucune adolescente n’aura envie de suivre son exemple.

Malgré cela, l’auteure aborde des sujets importants et même tabous qui aideront certainement les jeunes à parfaire leur éducation sexuelle. On y parle de l’importance de la protection, de la masturbation et surtout, de l’importance de la «première fois». Personnellement, le personnage d’Amanda me semblait plus pragmatique et aviser et je l’ai plus apprécié que Lou, trop naïve pour ne pas tomber dans le panneau de la «norme sociale». Heureusement, à force d’événements et de questionnements, elle finit par faire de meilleurs choix.

Je terminerais en disant que j’aurais aimé lire ce roman étant adolescente où je l’aurais probablement apprécié à sa juste valeur plutôt que maintenant puisque je me suis moins sentie concernée par le sujet.

http://hachette.qc.ca/

jeudi 23 février 2017

[Chronique] Ma raison d'espérer

Breathing, tome 2: Ma raison d'espérer
Rebecca Donovan
 

Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditions PKJ
599 pages

[Quatrième de couverture] «Tu es le sens de ma vie, la raison de chacun de mes actes. Et je ne changerai ça pour rien au monde.»

Emma commence doucement à réapprendre à vivre aux côtés d'Evan et de Sara. Hantée par des cauchemars terribles, elle décide de donner une seconde chance à sa mère, qui l'a abandonnée, espérant trouver un sens à sa souffrance. Mais elle doit aussi affronter le regard des autres : ceux qui s'en veulent de ne pas l'avoir soutenue, ceux qui la jugent mais aussi ceux qui, surgissant de son passé, ont encore bien des révélations à faire sur sa vie d'avant…
 
[Ma chronique] Attention, risque de «spoil»... Dans ce deuxième tome, à la couverture dorée et magnifique soit dit en passant, on retrouve Emma quelques mois après la tragédie sur laquelle nous avons terminé le premier tome.
 
En commençant cette lecture, je fût évidemment soulagée de constater que son cauchemar était bel et bien terminé et je me demandais quel sort l’auteure réservait à notre héroïne dans cette suite. Même si je m’en doutais un peu, je n’étais pas prête à d’autres mélodrames.
 
Même si tout le monde doute du bien-fondé de ce plan, Emma choisit d’aller habiter avec sa mère afin de renouer avec elle. Elle devra alors jongler avec l’alcoolisme (inavoué) de celle-ci, avec sa manipulation et sa jalousie. Sans compter que sa mère lui impose la présence de son nouveau petit ami et finit par imaginer que qu’il manigance entre eux et ça la rends totalement paranoïaque. Emma retombe bien vite de son nuage…
 
Cette héroïne est vraiment un des personnages à la vie la plus misérable que j’ai rencontré au cours de mes lectures. Tous les malheurs s’acharnent sur elle. Même si parfois je trouve ses comportements stupides et irréfléchis, je ne peux m’empêcher d’éprouver de la sympathie pour cette jeune fille qui mériterait tant d’avoir une adolescence «normale».
 
Finalement, l’auteure nous laisse, encore une fois, sur une fin troublante et inattendue qui nous oblige à lire la suite le plus rapidement possible.
 
Je remercie encore une fois Interforum Éditis Canada pour cette lecture que j'ai adorée!
 
http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/

Tome précédent:

http://boooksfever.blogspot.ca/2017/02/ma-raison-desperer.html
 

mercredi 8 février 2017

[Chronique manga] Hamatora tome 1

Hamatora, tome I
Yûki Kodana & Yukinori Kitakima
 
Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditions Kurokawa
193 pages

Hamatora (ハマトラ) est une plateforme multimédias intégrant une série de mangas, un anime, un jeu vidéo, une adaptation au théâtre et une adaptation en light novel. La série est terminée et compte au total 3 tomes, aussi bien en VO qu'en VF. Elle est écrite pas Yukinori Kitakima, dessinée par Yûki Kodana d'après une histoire originale de ce dernier et de Natsu Matsumai.

[Quatrième de couverture] Nice et Murosaki sont deux jeunes gens doués de pouvoirs particuliers qu'ils utilisent pour résoudre diverses enquêtes mystérieuses. Mais tout va changer lorsqu'Ils se rendront compte que leur principal suspect ne s'attaque qu'à ceux qui, comme eux, détiennent un pouvoir secret... La traque commence dans cette aventure urbaine dessinée par l'auteur de Blood Lad!

CHRONIQUE MANGA SIGNÉE THOMAS

[Ma chronique] Avec ce manga, je me suis lancé dans l'inconnu, et je suis retombé sur mes deux jambes sans problème. Ce que je veux dire ici, c'est que cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un manga dont je ne connaissais absolument rien. En temps normal, soit je connaissais l'auteur ou j'avais déjà vu l'adaptation en anime. J'avais oublié à quel point lire une œuvre et ne rien savoir de celle-ci était intéressant et excitant. Je ne peux que vous conseiller Hamatora. Bien évidement, vous saurez pourquoi dans quelques lignes.
 
Dès les premières pages, j'étais conquis. La manière dont les personnages et l'environnement sont exposés est excellente. On réussit à nous faire comprendre, en quelques pages biens simples «Qui est le personnage principal?», «Comment agit-il en société?» et «Que fait-il dans la vie?». L'exposition n'est pas forcée et tout est extrêmement clair. Comme le dit si bien le dessinateur: «La version de Hamatora désormais en vente ayant connu de nombreuses coupes, le résultat est une histoire facile à lire et des personnages d'une grande simplicité. Je pense que c'est loin d'être un mal.» On se retrouve donc avec une histoire facile à lire, intrigante, excitante et remplie d'action, de combats et de tension.
 
Une autre force de ce récit se trouve dans ses personnages. On n'a pas cherché à inventer des tonnes de personnages inutiles pour faire avancer l'Intrigue. On réussit à gérer l'histoire et à la faire aller de l'avant avec 5-6 personnages à la fois sans avoir besoin d'interactions extérieurs qui ne feraient qu'alourdir le récit. De plus, on ne nous enterre pas sous des pages interminables de flashbacks sans intérêt, on ne nous donne que ce dont on a besoin. Parfois, donner de la profondeur à un protagoniste/antagoniste, c'est nécessaire pour que l'on prenne le récit au sérieux, et parfois, comme ici, on s'en fout royalement et donner ces informations serait de trop.
 
Visuellement, le manga est très beau. Une chose rare (Qui mérite d’être noté car peu de mangas peuvent s’en vanter) est que les personnages sont cohérents d’un cadre à l’autre. Je n’ai pas sentie ici que les visages était déformés d’une manière ou d’une autre comme je l'ai noté, entre autres, dans ma chronique sur Les Misérables, tome I.
 
Une chose qui m’énerve dans les mangas/animes japonais se trouve dans le design des personnages féminins. Trop souvent, pour je ne sais pas trop quelle raison, les femmes reçoivent du dessinateur des seins immenses et disproportionnés. En général, je trouve ça vulgaire et sans utilité. Durant les deux premiers chapitres de ce bouquin, c’est l’impression que j’ai eu. C’est une critique que je voulais faire, mais au final, ça ne s’avère pas un défaut. On se rend compte plus tard que cet «atout» sert le récit et a une réelle utilité. Sans en dire trop, disons que le physique avantageux du personnage en question sera important pour une enquête. C’est digne de mention, car c’est la première fois que je vois cela.
 
En bref, Hamatora est un manga que je conseille grandement. Une histoire simple à lire avec de l’action, de beaux dessins et biens des trucs originaux. N'allez pas penser que le manga est stupide pour autant. Niveau retournement de situation, vous allez en avoir pour votre argent. De plus, je suis impatient de voir jusqu’où l’histoire pourra aller en seulement 3 tomes, mais j’ai la nette impression que je vais en vouloir plus... Merci à Interforum Éditis Canada pour cette découverte.

http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/